TOUT SUR LES RADARS AUTOMATIQUES
 
Le fonctionnement des radars
 
Les radars fixes ne marchent pas dans les deux sens de circulation. Cependant, ils peuvent pivoter sur eux mêmes pour se placer dans le sens de circulation désiré. Mais une telle opération est compliquée et la plupart d'entre eux ne changent jamais d'orientation.
 
Après avoir constaté l'infraction, le radar déclenche automatiquement un appareil photo numérique 2 fois de suite, la première photo est prise de façon à avoir un aspect général du véhicule (notamment le visage du conducteur), et l'autre est concentrée sur la lisibilité de la plaque minéralogique.
 
Les données et les photos cryptées sont transférées via une ligne ADSL sécurisée, vers le serveur informatique du Centre National de Traitement des Informations se trouvant à Lille, puis validées par les autorités compétentes.
 
La plaque minéralogique est ensuite lue par un lecteur optique, puis comparée au Fichier National des Immatriculations. Enfin, après avoir retrouvé le propriétaire de la carte grise concernée, la contravention est automatiquement envoyée à son domicile sous 48 heures.
 
Comment ne pas se faire flasher
 
Les radars fixes sont toujours précédés d'un panneau d'avertissement, environ 500 m avant, bien que ceux-ci ne soient pas obligatoires, dans un noble souci de prévention.
 
Cependant, la plupart des panneaux sont placés beaucoup trop en amont ou encore sont très peu visibles et il est donc aisé de les oublier ou de ne pas les voir, par exemple en doublant un camion à ce moment là.
 
Pour ne pas se faire flasher, la première règle, c'est d'être vigilant sur les limitations et de les respecter. Et comme leurs noms l'indiquent, les radars fixes restent toujours à la même place et normalement dans le même sens de circulation.
 
Il existe aussi les avertisseurs de radars qui situent en continu votre position et votre vitesse via le réseau GPS. A l'approche d'un d'un radar, le boitier prévient par une alerte visuelle et sonore quelques secondes avant d'atteindre le point de contrôle du radar. Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas de détecteurs, leur usage n'est donc pas illégal.
 
Enfin pour finir, vous pouvez toujours vous rendre sur le site de la sécurité routière afin de visualiser la carte des radars automatiques.
 
Comment contester l'amende
 
En premier lieu, il faut tout d'abord payer l'amende auprès de la Trésorerie Générale, qui remettra en échange, un justificatif de consignation.
 
Ensuite réclamer la photo de l'infraction en joignant les photocopies de la carte grise, de la contravention, et d'une pièce d'identité, le tout avec une enveloppe timbrée à vos nom et adresse.
 
Enfin adresser une lettre recommandée (avec accusé de réception), en y joignant le justificatif de consignation, et les preuves de son innocence (la photo par exemple) à l'officier du ministère public ayant envoyé la contravention.
 
Cependant, si une autre personne conduisait le véhicule au moment des faits, il y a la possibilité de ne pas payer la consignation de 135 euros. A condition d'indiquer l'identité complète de l'autre conducteur, en remplissant les champs obligatoires du formulaire de requête en exonération.
 
Il y a alors deux possibilités :
- Les preuves sont jugées recevables : l'affaire est classée sans suite et la consignation est rendue.
- La demande est rejetée : la consignation sert à payer l'amende, et les sanctions sont appliquées
 
Ce qu'il faut aussi savoir
 

- Si le titulaire de la carte grise n'est pas le conducteur du véhicule au moment de l'infraction, il n'est en aucun cas tenu de dénoncer le coupable, sauf s'il ne veut pas payer la consignation.

 

- Tous les radars doivent être révisés au moins une fois par an. Il suffit donc de vérifier sur la contravention la date de sa dernière révision: si elle a eu lieu il y a plus d'un an, ou que la date est un jour férié, votre contravention n'est pas valide !

 

- Ne pas hésiter à vérifier la limitation de la route où a eu lieu l'infraction, car elles sont parfois changées à l'insu du radar.

 

- Les prises arrières du véhicule, même si elles sont parfaitement légales, sont plus facilement contestables car la tête du conducteur n'est pas visible. Dans ce cas précis, une simple attestation de témoin suffit à prouver l'innocence du titulaire de la carte grise (également valable pour les radars mobiles).

 
Dégradations de radars
 

Les radars automatiques, comme tout objet dans la rue, sont considérés comme des biens publics.

 

Toute dégradation, détérioration ou destruction volontaire, entraîne une plainte systématique de la Direction Départementale de l'Equipement au nom de l'Etat, et peut entraîner jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45000 € d'amende.

 

Quand au tags, 7500 euros et une peine de travail d'intérêt général en sont les conséquences. Décret n° 2004-1330 du 6 décembre 2004.

 
Voir la Carte des radars automatiques